Education nationale

Nouveau bac : à quoi faut-il s’attendre ?

Parmi les annonces faites par le gouvernement il y a quelques jours, celle de la réforme du bac ! À quoi pourrait ressembler le nouvel examen qui sera proposé d’ici 2021 ?

Une large réforme de l’enseignement

Alors que tombaient la semaine dernière les résultats du bac 2017, avec un taux de réussite légèrement inférieur aux années précédentes, le gouvernement planchait déjà sur le nouveau baccalauréat, qu’il compte proposer d’ici 4 ans.

À en croire les annonces faites par le premier ministre il y a quelques jours, l’examen devrait « profondément évoluer » et s’intégrer dans une réforme qui englobera le lycée et l’enseignement supérieur. Ainsi, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer est revenu sur l’importance du bac, qui « permet une transition vers l’enseignement supérieur ».

Concernant le bac, dans sa déclaration de politique générale, Édouard Philippe a expliqué qu’une « concertation sera lancée dès la rentrée prochaine, pour resserrer les épreuves finales autour d’un plus petit nombre de matières et définir ce qui relève du contrôle continu ». L’objectif est de proposer une refonte complète du diplôme pour 2021.

Les attentes des syndicats

Le contrôle continu semble être l’une des pistes que souhaite privilégier le gouvernement dans sa réforme. Pourtant, certains syndicats n’y voient pas « la solution ultime », comme le confie Frédérique Rolet, porte-parole du SNES-FSU, le syndicat des enseignements de second degré : « Il faut d’abord réfléchir au moyen de donner plus de lisibilité au baccalauréat, aujourd’hui il ne permet plus de savoir quels sont les acquis des bacheliers ». Pour elle, les épreuves terminales sont utiles, car elles permettent d’éviter les inégalités sociales selon les établissements : « le bac doit garder son double objectif : à savoir certifier des savoirs spécifiques et garantir un socle, une culture généraliste commune ».

Du côté des étudiants au contraire, l’annonce du gouvernement reçoit un bon accueil. Jimmy Losfeld, président de la Fage (Fédération des Associations Générales Étudiantes) assure que le contrôle continu peut « limiter le bachotage, donc la réforme va dans le bon sens ».

Parmi les idées émises par la Fage, un « bilan de compétences » qui serait proposé aux lycéens, afin de leur permettre de choisir la filière la plus adaptée à leurs profils. Ce serait également une solution pour désengorger les universités, obligées de sélectionner parfois par tirage au sort les élèves qui pourront suivre les cours qu’ils souhaitent.

Le gouvernement s’est d’ailleurs engagé à mettre fin à ces pratiques : « nous devons trouver un système qui garantisse à chaque étudiant ayant un projet de trouver une place et parvenir à démocratiser l’accès à la réussite. » Les concertations sur ce sujet commencent dès à présent.

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Pierre

Pierre

Enseignant chercheur.
Je veille sur l’enseignement supérieur et sa « révolution » possible dans les prochaines années !

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